XinCTO/Vol #7 PPL - vol lent

Écrit Sat, 31 October 2026 15:10:00 +0000
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Vol #7 PPL - vol lent

Déjà presque 6 heures de vol suite à ce vol numéro 7 par une matinée fraîche et très ensoleillée, pas un nuage. Le thème du jour était le vol lent, on en a profité pour se refaire quelques décrochages dans la continuité de la thématique, les deux sujets étant intimement liés.

C’était le premier vol de la journée, donc la préparation est un peu plus longue. On doit effectuer quelques vérifications supplémentaires, sortir l’avion à la force de nos petits bras et prendre soin de la mécanique qui était assez froide ce matin avec un petit 6 °C au thermomètre. Le temps de tout préparer et de nous ranger au point d’attente D pour la piste 02 qu’un vol commercial de Ryanair en provenance de Marrakech arrivait par le sud. Il s’agit d’un Boeing 737-8AS qui peut accueillir entre 160 et 189 passagers selon la configuration, ici on doit plutôt approcher la borne haute. Petite conversation entre le contrôle et le pilote, à priori italien, dans un anglais pas très clair, nous devrons attendre qu’il se pose, sous régime d’information on ne prend pas de risque. Ca permet de faire un peu plus chauffer notre bolide et de laisser le gros nous libérer la piste.

Départ par le nord, puis virage à droite pour rejoindre le point E (Echo) situé à l’entrée du tunnel du TGV, vers 2000 ft. On a le soleil presque dans l’axe, on est bien ébloui, mais la vue est magnifique, un léger voile laiteux crée une ligne de séparation de l’horizon mais est imperceptible en regardant le ciel, donc on ne sait pas trop si on est au-dessus ou en dessous.

L’objet de la leçon du jour est donc le vol lent. On cherche à atteindre une vitesse très faible en restant le plus à plat possible, tout en conservant bien sûr une bonne marge de sécurité. Pour notre oiseau, on vise donc 110 km/h sans volet. Il faut doser à la fois l’incidence de l’avion et la puissance du moteur pour rester à niveau constant et à vitesse la plus proche possible de la cible. Le faux horizon laiteux est traître, pour rester à plat, il faut mettre un peu de manche à gauche, c’est très troublant, je dois m’efforcer de le laisser dans le champ de vision avec quelques degrés d’inclinaison ce qui n’est pas naturel ni intuitif.

Une fois la manoeuvre assimilée, on y ajoute des virages, à très faible angle car notre vitesse est faible également, donc on pourrait facilement décrocher. Il faut donc ajuster également le manche et les palonniers pour conserver un angle autour de 10°, une altitude constante et une vitesse constante. Ce qui est naturel pour mon instructeur ne l’est bien entendu pas pour moi, il faut bien tout vérifier et corriger légèrement tous les paramètres. Pas le temps de trop profiter de la vue, dommage.

Les virages tout doux se voient bien sur la trace avec ces grandes boucles. Nous restons à l’est de la ligne TGV, zone assez dégagée et en dehors de la zone contrôlée de Tours. Histoire de réviser la dernière leçon, il est temps de faire quelques décrochages, en tout cing, bien plus simples à exécuter que la semaine précédente. Ils apparaissent sur la courbe d’altitude ci-dessous avec les points de l’analyseur. J’ai perdu moins de 200 ft à chaque itération, donc c’est satisfaisant.

Puis il est temps de rentrer, virage rapide sur la gauche (boucle tout au nord de la trace) pour s’aligner sur la ligne TGV alors qu’un train passe assez vite vers le sud. Nous tentons de ne pas le perdre de vue, mais il va plus vite que nous, probablement 30 km/h de plus, il doit être environ à 220 sur cette portion. En direction du point E (Echo), facile cette fois-ci à atteindre en suivant la ligne TGV, mais la tour nous informe de la présence d’un autre avion en évolution dans le secteur, à une altitude proche. Nous montons donc rapidement (bosse vers 9h53) pour distancer l’avion du collègue que nous ne voyons pas encore, il doit être dans nos 11h00, le soleil est pile dans l’axe. Après quelques secondes de recherche, je l’aperçois, il est de mon côté, mais bien en dessous en train d’évoluer, c’est également un vol d’instruction. Cette situation un peu stressante se stabilise bien dès que l’on voit l’autre avion. A l’annonce radio du contrôleur, assez sympathique sur ce coup-là car nous ne sommes pas encore dans sa zone, tant qu’on ne le voit pas c’est assez intense, entre le pilotage et le fait de scruter le ciel, c’est grand le ciel !

La fin du vol est très rapide, descente avec du gaz (le maximum de la trace à 269 km/h), autour de -1000 ft/minute pour rejoindre les 1400 ft de la branche de base et un atterrissage rapide car nos amis en partance pour Marrakech trépignent dans leur avion sur le tarmac. Mais cette fois-ci, nous prenons la piste avant lui, d’autant que le pilote a demandé un départ vent dans le dos, vers le sud, alors que nous atterrissons sur la piste 02 vers le nord. On attendra au point d’attente de sortie de piste que le gros passe sur le runway à destination du bout de la piste. Nous avons le temps de rentrer au parking, faire l’arrêt de la machine, et descendre avant qu’il ne prenne son envol vers le Maroc. Tous les aéroports ne proposent pas à leurs pilotes d’aviation légère ce genre de confrontation, il faut en profiter.

Ce sera le vol le plus long de la série jusqu’à présent, encore beaucoup de travail et de manoeuvres qui doivent devenir aussi naturelles que possible. Il y aura des choses à retravailler et notamment au simulateur, même si les sensations sont très différentes, le contrôle des instruments et de la posture de l’avion restent similaires et les heures sont plus abordables.

Enfin, la trace de ce vol sera l’occasion de faire une petite correction de l’analyseur de vol qui manquait de détecter un des décrochages, vu qu’ils étaient mieux exécutés sur cette sortie, les seuils étaient un peu trop hauts, c’est corrigé.

A bientôt pour un nouveau vol, pour ne pas le rater, abonnez-vous.


Le vol en quelques infos

  • météo : 6°C, grand soleil, 10 kts de vent
  • distance parcourue : 117 km
  • durée : 60 minutes
  • altitude entre 100m et 1061m
  • fréquence cardiaque moyenne de 108 bpm

Analyse automatisée du vol

  • 🛫 Départ → arrivée : LFOT → LFOT
  • 🕐 Début – fin (UTC) : 09:05 – 10:04
  • 📏 Distance : 62,8 NM
  • ⏱️ Durée (hh:mm) : 00:59
  • 💨 Vitesse sol moy / max : 64 / 145 kt (118 / 269 km/h)
  • ⛰️ Altitude max : 3480 ft
  • 🛬 Atterrissages : 1
  • 🔄 Virages à 360° : 0
  • ⚠️ Décrochages : 5

2364 points de trace, délai entre 2 points : min 1,0 s, max 22,0 s, moyenne 1,5 s.

Analyse de décrochage

5 décrochages : perte d’altitude entre 155 et 181 ft.

# Heure (UTC) Hauteur sol (ft) Perte d’altitude (ft) Changement de cap (°) Durée de la perte (mm:ss) Charge mini (g) Charge maxi (g)
1 09:43 3027 175 +4 00:28 0,84 1,14
2 09:44 2893 155 -4 00:22 0,86 1,14
3 09:45 2815 171 +9 00:12 0,84 1,18
4 09:46 2752 181 +7 00:18 0,84 1,18
5 09:46 2611 173 +7 00:15 0,84 1,16

La hauteur sol est l’altitude moins l’altitude de l’aéroport le plus proche (sans aéroport connu : le point le plus bas de la trace). Le changement de cap est mesuré entre le début et la fin de la perte : positif vers la droite, négatif vers la gauche. Les charges sont des estimations à partir de l’altitude (composante verticale seulement) ; une valeur non plausible n’est pas affichée.

Analyseur d’atterrissage

  • LFOT (Tours Val de Loire, altitude 357 ft) : 1 atterrissage complet, piste 02, arrivée directe, sans vent arrière, passage par le point de report E, altitude mesurée 45 ft sous l’altitude de l’aéroport.
# Heure (UTC) Aéroport Type Cap piste (°) Altitude mesurée (ft) Distance (m) Vent arrière (ft) Vitesse sol au toucher (km/h) Charge verticale au toucher (g) Points de report passés
1 09:59 LFOT complet 15 312 989 - 98 1.04 E (2383 ft, 03:30 avant)